Les Chroniques du Clic

par Duxdo

Mimic ou pas ?

 

Prey

Présentation

Dans l’espace personne ne vous entendra hurler, mais êtes-vous vraiment seul ? Bienvenue dans cette nouvelle chronique, aujourd’hui on s’attaque à Prey dernier du nom. Le jeu d’Arkane, édité par Bethesda est sortit le 5 mai 2017 sur PC et consoles. Nous voici plongés dans un FPS futuriste avec quelques éléments de RPG et d’infiltration, dans une station envahie par des créatures étranges et déroutantes.

Jeu

Prey nous propose d’incarner un membre de la direction de la station spaciale Thalos. On est très vite laché dans cette station face aux créatures qui s’y cachent. Pour les contrer, plusieurs options vont s’offrir à nous. Bien entendu, comme dans tout FPS (ou presque) on peut foncer dans le tas et tirer sur tout ce qui bouge. Ceux qui suivent les chroniques depuis un moment savent que c’est pas mon approche favorite. On peut donc la jouer plus finement en tentant de ne pas se faire repérer et ne tuer que les créatures nécessaires.

Et on entre ici dans le coeur de Prey : ne pas se faire repérer. Si vous avez un peu entendu parler de Prey, le fameux « Not a Mimic » vous dira quelque chose. Sinon, sachez que les Typhons (ou Mimics) peuvent se camoufler en divers objets. Ce qui nous donne des sursauts et une obligation de méfiance permanente. On se retrouve un peu comme dans une partie de PropHunt de Garry’s Mod à vérifier que tous les objets qui nous entourent sont bien réels pour ne pas se faire surprendre. Tous les Mimics ne se métamorphosent pas, mais je ne vais pas détailler les différents types rencontrés car il y en a un certain nombre et leur découverte fait partie intégrante du jeu, notamment via le scan.

Autre aspect intéressant dans Prey, les différentes mécaniques, plus ou moins nouvelles qu’il introduit. Tout d’abord, comme évoqué à l’instant, le scan. On dispose d’une sorte de scanner, nous permettant d’en apprendre plus sur les créatures qui nous entourent (pour peu que l’on survive le temps du scan). Ce scan permet de connaitre un peu mieux nos « adversaires » et en particulier leurs faiblesses et un peu de descriptif. Ce scan trouve toute son utilité lorsque l’on rencontre un nouveau type de Mimic car il nous permet de mieux préparer notre attaque (ou défense) en utilisant l’arme appropriée. En parlant d’arme, on ne peut pas faire de chronique sur Prey sans parler du canon-glue. Ce canon permet de tirer des boules de glue, qui peuvent être utiles de différentes façons. On peut s’en servir pour figer des Mimics sur place, ce qui est plutôt utile le temps de recharger ou de se mettre à l’abri par exemple, mais on peut aussi s’en servir pour créer des passerelles pour atteindre des endroits inaccessibles autrement et ramasser encore plus d’objets.

Parlons un peu de ces « objets » maintenant. On peut les classer en deux catégories : les utiles et les autres. Les utiles englobent les munitions, armes, et autres consommables. Tout le reste va dans ma case « autre ». Et vous allez en ramasser des trucs divers et variés. Et vous allez vous battre pour avoir de la place dans votre inventaire. Mais pourquoi ? Parce que le recyclage c’est très bien ! Le recyclage fait partie intégrante du système de jeu. Sans le recyclage vous serez toujours à court de tout, vous allez donc devoir recycler encore et toujours. Pour faire simple, le recyclage vous donne des matériaux qui ensuite vous permettent de créer plus ou moins tous les items du jeu (dont certains éléments de quête).

Scénario

On passe directement à la partie scénario car je ne peux pas évoquer les Neuromods sans parler de l’histoire. On est donc dans une station spaciale qui semble envahie par les Mimics. Je ne vais pas trop en dire pour ne pas gâcher la découverte mais comme souvent, tout est lié. On vous apprend que vous pouvez vous injecter dans l’oeil des Neuromods qui contiennent de la connaissance. Par exemple, vous voulez savoir jouer du piano ? Prenez un Neuromod de piano ! Les Neuromods sont la partie RPG de Prey, ils permettent de débloquer des compétences, y compris des compétences de Mimics !

Et il va faloir doser. Chaque implémentation de compétences de Mimics voit votre partie humaine diminuer. J’ai fait le choix de limiter mes Neuromods au côté humain, je n’en ai débloqué qu’un Mimic pour tester. C’est donc à vous de choisir si vous voulez aider les quelques humains que vous croiserez ou plonger dans le monde des Mimics à bras ouvert et débloquer des pouvoirs inconnus et impensables pour un être humain.

Le scénario est plutôt bien écrit, bien qu’inégal. La première partie est assez dynamique et avance à bon rythme. S’en suit une partie beaucoup plus axée sur le jeu et moins sur l’hustoire, au cours de laquelle on va explorer en long et en large la station et son extérieur. La dernière partie du jeu se recentre sur l’histoire et reprend un rythme plus soutenu dans l’intrigue. L’environnement évolue avec l’histoire, plus l’invasion progresse, plus la station et notamment son hub central se remplissent de créatures. Ce changement est encore plus marqué à la fin du jeu.

Sensations

De part son style de jeu, en jouant à Prey on oscille entre tension, stress et moments très dynamiques. Les sensations de jeu sont plutôt agréables. Sauf pour les phases en micro-gravité, là apprêtez-vous à vous battre contre les commandes. Contrôler correctement le personnage dans cet environnement relève parfois de l’exploit. Ah et attention, les colisions ça fait mal.

Les ambiances et la musiques sont très réussies et le tout donne un ensemble cohérent et relativement immersif. Une fois que l’on plonge dans l’univers de Prey on y entre complètement. Je vous recommande bien sûr de jouer dans une ambiance plutôt sombre histoire d’être encore plus pris dans le jeu. Les sursauts de Mimics seront du plus bel effet.

On peut noter une fin que j’ai trouvée un peu brusque, j’aurai bien continué un peu plus (et pas simplement pour terminer les quelques quêtes annexes qu’il me reste).

Conclusion

Jouez à Prey. Le jeu est maîtrisé, on reconnait bien la patte de Bethesda et d’Arkane, si vous avez aimé les Dishonored ou dans une moindre mesure DOOM, Prey vous plaira probablement aussi. Les mécaniques instaurées par le canon-glue et les différents Mimics et leurs pouvoirs sont des éléments interressants à explorer pour les pousser jusqu’au bout de leurs possibilités. Je n’exclus pas de refaire une partie en boostant le côté Mimic de mon personnage.

Heures de jeu au moment de l’écriture : 26h

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