Les Chroniques du Clic

par Duxdo

Sombres tunnels

Metro 2033 Redux

Présentation

Enfilez vos combinaisons anti-radiations, mettez vos masques à gaz et rechargez les kalashnikov, aujourd’hui on descend dans le Metro de Moscou ! Bienvenue dans Metro 2033 Redux !

Jeu vidéo adapté du roman du même nom de Dmitri Gloukhovski (que je vous recommande), développé par le studio ukrainien 4A Games et édité par THQ. Le jeu est sortit une première fois en 2010, puis une réédition améliorée en 2014 après la sortie du second opus l’année précédente (Metro Last Light, dont on parlera une autre fois). C’est cette nouvelle version qui nous intéresse ici.

Le jeu nous plonge donc dans le Moscou de 2033, après une guerre nucléaire dans les années 2010 les survivants sont descendus se réfugier dans le métro et les stations sont devenues des micro-cités. Le monde est remplis de créatures mutantes et la survie est difficile. Dans ce monde nous incarnons Artoym, jeune garde à la station VDNKH où une nouvelle menace est apparue.

Jeu

Metro 2033 est un FPS avec quelques éléments d’horreur. J’ai lu le livre avant de faire le jeu, et je pense qu’il est mieux de procéder dans cet ordre. Premièrement parce que le livre vaut le détour, et ensuite parce que l’on saisit un peu mieux l’intrigue et les différents personnages. Les deux histoires sont très proches mais pas identiques, et cela est parfaitement compréhensible puisque certains passages ne donneraient rien de pertinent dans un gameplay FPS. Mais l’adaptation est très bien faite et le jeu est très cohérent.

Pour me corser un peu l’expérience et renforcer l’immersion, j’ai fait le jeu en difficulté Ranger, des monstres violents et pas d’ATH. Les seuls indicateurs sont la montre chrono qui sert à surveiller le temps des filtres pour le masque à gaz et un calepin qui reprend les objectifs en cours et le décompte des munitions. Autrement dit, vous ne voyez pas le nombre de balles restantes fondre lorsque vous tirez un peu partout en panique. Et cela va arriver. La gestion des munitions est au coeur du gameplay de Metro 2033. L’arsenal est relativement limité et toutes les balles ne vont bien évidement pas dans toutes les armes. Vous pouvez être à sec et voir une caisse de munitions vous redonnez espoir mais en s’en approchant voir qu’il ne s’agit pas des munitions dont vous aviez besoin. Chaque balle est importante (ou presque). Les tunnels que l’on est amené à emprunter sont stressants et la tentation de tirer une rafale sur une ombre que l’on a vu bouger est grande. Mais si on tire sur tout ce qui bouge on ne survit pas longtemps, à court de balles.

Pour le reste le jeu est construit sur un schéma plutôt couloir, bien que l’on puisse passer à certains endroits par plusieurs chemins. Les différentes armes sont utiles dans des situations précises et je pense les avoir toutes essayées au moins une fois, alternant le fusil à pompe pour les séquences avec beaucoup de monstres au fusil à gaz silencieux pour les phases qui relèvent plus de l’infiltration. Le revolver reste un bon allié polyvalent. Les armes sont complétées par quelques grenades, ma préférence allant aux grenades incendiaires, qui en plus de faire mal font de la lumière et ça c’est bien.

Scénario

Je vais essayer de ne pas dévoiler trop sur l’intrigue de Metro 2033, déjà parce qu’elle est plus ou moins complexe, mais surtout parce que si vous voulez y jouer ou le lire il est mieux que vous ne sachiez pas.

Tout commence à la station VDNKH qui est en proie aux assauts des « Noirs » ou « Sombres » (en fonction de la traduction), sortes d’humanoïdes plus grands et avec une peau noire brûlée. Ces « Sombres » semblent avoir des pouvoirs télépathique et causent la terreur sur la station et par extension représentent un risque pour le reste du métro moscovite. L’histoire va donc consister à trouver leur source et éventuellement à écarter le danger. Pour cela nous allons parcourir une grande partie du métro, à la rencontre des différentes factions qui le peuplent, des néo-nazis, aux Rouges en passant par des sectes, etc… Comme on s’y attend, le livre est plus fournit en rencontres que le jeu.

La trame du scénario se déroule plutôt bien et on ne se sent jamais perdu à se demander quoi faire. On peut être un peu perdu sur le chemin à prendre par contre. Mais la boussole nous indique la route à suivre (bien que je l’ai compris assez tard dans le jeu). L’histoire est prenante, notamment sur la fin, et reste fidèle à l’ambiance du livre.

Sensations

Et voici la partie où on se régale. Parce que jouer à Metro 2033 c’est prendre des sensations et émotions en pleine figure. Tout d’abord, le stress. On est dans des tunnels (et un peu à la surface), il fait sombre, peu de lumière, des bruits un peu partout, des insectes qui se baladent sur l’écran, presque plus de balles dans le chargeur, le stress est quasi permanent dans Metro. Un aspect du livre qui est plutôt très bien retranscrit en termes de gameplay est le havre des stations. Comme dans le livre, les stations sont le seul endroit sûr du métro et lorsqu’on en atteint une la pression retombe, on range son arme et on se pose quelques minutes pour souffler avant de repartir en enfer.

Ensuite on s’émerveille. Le jeu (et je parle ici de la réédition Redux) est juste superbe. La quantité et la qualité des détails apportés partout dans le métro est juste incroyable. Le tout rend l’ensemble parfaitement crédible et renforce encore l’immersion. Les paysages à la surface (et même dans le métro) sont parfois à couper le souffle. Bien sûr il ne faut pas s’émerveiller trop longtemps sinon on risque de se faire tuer mais si vous y jouer, prenez quelques secondes pour admirer l’environnement (et éventuellement le fouiller il peut y avoir des balles ou de l’équipement).

Conclusion

J’avais aimé le livre et le jeu ne m’a pas déçu non plus. Je pense qu’il fait partie des meilleurs jeux auxquels j’ai joué. C’est une plongée en immersion dans un monde sans pitié et remplit de dangers. J’ai parlé un peu plus tôt de jeu d’horreur, mais on est dans un bon FPS plutôt que dans un jeu d’horreur. A titre de comparaison je dirais une sorte de Crysis 3 dans un monde sous-terrain post-apocalyptique à la Fallout. En tout cas, si vous hésitez, armez-vous et foncez !

Heures de jeu au moment de l’écriture : environ 20h

 

 

 

 

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