Les Chroniques du Clic

par Duxdo

Du sang sur l’acier

 

Deus Ex : Mankind Divided

Présentation

Bienvenue dans cette toute première chronique de 2018 ! Bonne et heureuse année à toutes et tous, qu’elle vous apporte de bons jeux et de nombreux moments de rire/rage.

Cela étant dit, entrons dans le vif du sujet. Aujourd’hui on reprend un jeu qui avait fait l’objet d’une chronique premières impressions il y a déjà un petit moment : Deus Ex : Mankind Divided. On se replonge donc un monde futuriste, où les humains se servent des machines pour améliorer leurs performances ou leur apparence, se soigner ou à des fins militaires. Ce monde est rongé par le racisme envers les personnes ayant recourt à cette mécanique, qu’on appelle les « augmentés ». On repart donc avec Adam Jensen, agent secret augmenté qui fera tout pour faire éclater la vérité et éviter un génocide.

Jeu

On est ici en présence d’un FPS relativement classique, couplé avec des notions de RPG, type arbre de compétences (ici augmentations) ou inventaire. Mais l’approche peut grandement varier d’un joueur à l’autre. Quand l’un tentera une approche discrète en privilégiant les KO aux assassinats, l’autre foncera tête baissée tuant tout sur son passage. Et le jeu nous met face à ce choix dès le début comme je l’avais déjà évoqué dans la précédente chronique.

Une grande partie de l’intérêt ludique de Deus Ex repose sur les multiples façons qu’il peut y avoir de réussir un objectif et les branches de scénario possibles qui en découlent. L’exploration est souvent récompensée et un obstacle difficile à franchir peut souvent être contourné.

On a donc à notre disposition tout un arsenal d’augmentations et d’armes pour arriver à nos fins. Les points permettant de débloquer ces augmentations étant (relativement) limitées cela nous pousse à faire un choix quant au style d’approche que l’on veut adopter. Un joueur qui tentera l’aventure en non-létal ne débloquera probablement pas les augmentations d’armure ou d’armes intégrées mais sera plus tenté par le piratage et la furtivité. Bien entendu on peut toujours tenter une approche mitigée mais je pense que choisir un style de jeu de façon clair permettra d’en apercevoir toutes les possibilités.

Le jeu reste plaisant à jouer malgré une interface que j’ai trouvée parfois trop présente et un panel d’équipement (inventaire + augmentations) suffisamment important pour que je me complique inutilement une tâche en oubliant une capacité qui m’aurait aidé. Les combats sont assez dynamiques, pour ce que j’ai pu en faire avec mon approche non-létale, et même les boss peuvent être passés sans meurtre.

Scénario

L’aspect jeu est bien sûr très important dans les Deus Ex mais ce qui me fascine toujours ce sont les scénarii et l’univers. Le point de départ de celui est une attaque terroriste à Prague, qui entre temps est devenue la première ville à construire un ghetto pour augmentés. Si on résume très sommairement, le but du jeu sera de trouver les vrais responsables de l’attentat.

Je ne vais bien évidemment pas trop en dire sur l’histoire principale, mais des discussions que j’ai pu avoir, elle est bien influencée par l’approche que l’on choisit et certaines quêtes annexes interfèrent souvent directement avec.

De mes souvenirs du précédent opus j’ai moins eu l’impression de voyager à travers le monde dans celui-ci. L’essentiel de l’intrigue se déroulant à Prague, à l’exception de deux parties (si on ne compte pas l’intro/tuto). Malgré cela un soin tout particulier a été apporté pour rendre le monde crédible. La ville évolue en même temps que l’histoire, et plus important elle vie et continue de vivre. On ne croise pas de simples PNJ qui n’ont qu’une phrase à répéter, on croise des habitants de Prague. Ils donnent leur avis sur les évènements en cours (en lien avec l’histoire ou pas d’ailleurs). Alors, oui, au final ils finissent par se répéter mais la mise en scène de petites scénettes, les dialogues qui évoluent avec la ville font que l’histoire nous happe complètement.

J’émets une petite réserve sur le dénouement qui intervient un peu brusquement à mon goût et qui parait un peu simple par rapport à toute la trame du reste du jeu.

Sensations

Je l’ai déjà évoqué un peu plus haut, mais pour moi, une des forces de la licence Deus Ex c’est son univers. Il est tellement crédible que lorsqu’on joue on est complètement happé. En tant qu’augmenté on sent le racisme de la population qui pèse sur nous et les préjugés qui vont avec. Par exemple, pour passer d’une zone à l’autre on prend le métro, et il y a deux files : une pour les augmentés et une pour les gens « normaux ». Si on tente de passer par la voie classique, la plupart du temps un agent de police nous arrêtera pour nous demander de passer par l’autre voie. Cela peut sembler être un détail mais c’est l’ensemble de ce type de scénettes qui crée un univers cohérent.

Cette ambiance est portée par des visuels très travaillés et une musique qui colle parfaitement à l’univers. Les sensations sont donc au rendez-vous et pas seulement dans les phases d’actions. On retrouve bien évidemment les sensations habituelles de stress des FPS et de tension des jeux d’infiltration, mais le plus important c’est le sentiment d’évoluer dans un monde en mouvement qui ne dépend pas uniquement du personnage principal mais qui progresse selon des règles qui nous dépassent. Et pour cela Deus Ex est très plaisant à jouer et à parcourir.

Conclusion

J’ai beaucoup aimé Deus Ex, et particulièrement pour son univers et la façon qu’il a de vivre avec ou sans nous. L’écriture est aussi soignée et l’intrigue comporte un lot raisonnable de retournements qui suffit à maintenir notre intérêt tout le temps (un peu faible à mon goût) nécessaire à finir l’histoire principale. Si vous avez aimé le précédent opus, foncez les yeux fermés sur celui-ci ! Et si vous ne connaissez rien à Deus Ex, laissez-vous tenter, une séance de rattrapage est prévue au début du jeu.

Heures de jeu au moment de l’écriture : 22h

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